dimanche 29 novembre 2009
Il est souffrant de naître dans le triangle
Lorsque la croix y est apposée
Faute de posséder les rondeurs du cercle
Bonheur dans les coins dissipé
Au centre, la fleur devais s'y épanouir
Et répandre son odeur
Hélas, sans flamboyer elle ne fit que ternir
Déversant toujours ses pleurs
Et la structure qui semblait si perfide
Devint corps, soutient, puissance
De l'alliance géométrique naît un jardin
D'où émanent doux parfums en permanence
Un gars dans l'métro...
Il était assis sur son siège. Simple. Seul.
De tous les passagers, lui seul semblait vivant, les autres étant perdus dans leurs tourments : la conjointe infidèle, les enfants, le boulot, la maladie… Tous mutés dans une solitude forcée.
À moins d’un mètre de lui, je ne vis pas tout de suite les larmes qui coulaient sur son visage. Il les cachait de sa main, détournait la tête. J’entrevis seulement sa peine lorsqu’il ne pu la dissimuler davantage, ni aux autres passagers, ni à lui-même. Les yeux sombres et rougis. Les joues ruisselantes, la barbe inondée. Les épaules secouées de sanglots silencieux, terribles.
Comme contagieuse sa tristesse me gagna, voilant ma vision d’une brume humide.
D’un seul coup, il se retrouva debout, dévoilant sa carrure impressionnante. Au mouvement de sa poitrine, je devinai qu’il tentait de récupérer son souffle, de maîtriser cette crise incontrôlable. Au moment où le train s’arrêta, il jeta un regard en moi, ses yeux emplis d’une lueur bien vivante, pleine d’espoir. Sur sa bouche s’esquissa un imperceptible sourire, à peine forcé. Il redressa alors les épaules et se perdit dans la foule qui noyait maintenant le quai.
mardi 10 novembre 2009
Blanche peau
Appelle la douleur.
Entrelacés de soies opalines,
Inondés d'une céleste lueur
Teintant leurs peaux d'odeurs ivoirines.
Ardent d'une intention angélique,
Il couvre son corps de chastes baisers.
Viril, l'autre succombe à ses touchers,
Pris d'un ravissement euphorique.
Dévalent dans le gouffre de la chair,
D'où naissent les démons de feux drapés.
Dans le tourbillon exquis du péché,
Le plaisir ne s'en trouve que plus clair.
Entrelacés de soies opalines,
Inondés d'une céleste lueur
Qui tendrement leur joie illumine.
Appelle la douleur
Blanche peau appelle la morsure.
mercredi 21 octobre 2009
La première fois...
vendredi 16 octobre 2009
Contre nous
Encore et encore
Me saouler de ton esprit
Ce rire qui agresse plusieurs
À nouveau m'y bercer
La vie devait nous unir
Mais la nature est contre nous
Dieu est contre nous
Oh! Je veux m'assoupir
Au son de ta musique
De mes yeux dessiner tes courbes
Lorsque tes mains glissent sur l'ivoire
Mais ne m'oublies pas!
Pas pour ses yeux clairs
Je l'abandonnerai s'il le faut
Je te prendrai dans mes bras
Comme autrefois...
La réalité frappe:
La nature est contre nous
Et Dieu aussi
Tous ces rêves et désirs
Détruits par quelques mots
Effacés par quelques larmes
J'aurais acheté le bois noir et brillant
Celui que tu voulais
Nous aurions pu nous y contempler
Mais la nature est contre nous
Et Dieu nous tourne le dos
Et malgré moi, malgré mes promesses
Tu te détournes
Et malgré tout, malgré tes promesses
Je te laisse aller
Tes yeux dans les siens
Tu es contre nous
lundi 28 septembre 2009
Fruits de la passion
Terres éternelles
La rivière coule et bourdonne de plaisir, faisant jaillir des mousses de bonheur. Les rires enfantins sautillent sur les pierres qui parsèment son cours indompté.
Un peu plus haut est ouï le bruissement des feuilles qui doucement berce les cœurs troublés. Et le jour, sous ce cintre de feuillage ambré, la lumière filtre, caressant les visages de ses doigts satinés.
Absorber la volupté de l’air comme on respire dans les limpides nuages. Ces arômes qui partout sont transportés par la pure brise, ravivent les âmes desséchées.
Oh! Terres éternelles…